JESUS EST MON SAUVEUR
L'ETERNEL TE BENISSE ET TE GARDE !
L'ETERNEL FASSE LUIRE SA FACE SUR TOI ET TE FASSE GRACE !
L'ETERNEL TOURNE SA FACE VERS TOI ET TE DONNE LA PAIX !

Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Jeu 4 Fév - 7:25

Maintenant déjà le diable est hors d’état d’aller dans le ciel accuser ceux qu’a justifiés la mort de Christ ; la seule chose qu’il puisse encore c’est, sur la terre, de préparer, aux croyants les plus subtiles embûches et les plus rudes combats. Mais le temps viendra où cela même lui sera enlevé : pendant le règne de mille ans, il ne pourra plus séduire les nations. Quelle délivrance pour l’humanité et pour toute la nature ! Aussi longtemps que le diable est encore le prince des ténèbres qui couvrent notre pauvre monde, nous sommes tous plongés dans une atmosphère saturée de miasmes pestilentiels. (Ephésiens 2.2 ; 6.12.. A l’avènement du Seigneur, l’air sera purifié ; un poids immense sera ôté de dessus les poitrines. Le bien pourra se déployer librement dans toutes les directions. Le péché ne sera pas encore complètement aboli, car les hommes continueront à vivre dans leur corps de chair, mais la force en sera bien amoindrie. A l’heure qu’il est,
Satan est encore le dieu et le prince de ce monde ; les hommes qu’anime l’Esprit de Dieu sont encore l’exception. Pendant le millénium, l’inverse sera vrai : l’humanité comme telle se laissera diriger par l’Esprit de Dieu ; le monde ne sera plus plongé dans le mal ; la chair, qui ne sera plus incessamment séduite et excitée par les puissances de l’enfer, se trouvera tout à coup isolée dans sa perversité et sera bien plus aisément vaincue. En deux mots, Satan est le dieu de ce siècle (2Corinthiens 4.4) ; le siècle à venir sera soumis à Christ et à ses saints.

En effet, pendant le millénium la terre sera gouvernée par Christ et son Eglise glorifiée. (Matthieu 5.5 ; Apocalypse 5.10 ; 20.4-6.) Sans l’Apocalypse, nous ne connaîtrions ni la durée du règne de Satan, ni son emprisonnement, bien qu’au fond ce soit déjà de ce dernier point dont parle Esaïe quand il dit : « Et il arrivera en ce jour-là que l’Eternel visitera l’armée des lieux très hauts et les rois de la terre sur la terre, et ils seront assemblés en troupe dans une fosse et enfermés dans une prison, et, après un long temps, ils seront visités, » passage dont on peut rapprocher plusieurs autres paroles du même prophète, relatives à l’entière destruction du péché et de la souillure. (4.3 et suivants ; 11.9 ; 25.8.) La participation des fidèles à la gloire et au règne de leur Maître, est au contraire une des pensées favorites du Nouveau Testament. « Afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui. » (Romains 8.17.) « Si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui. » (2Timothée 2.12.) Voyez encore 1Corinthiens 4.8 ; Romains 5.17 ; Luc 12.32 ; 22.29 et tant d’autres passages où il est parlé du glorieux héritage des enfants de Dieu, comme Romains 8.17 et Matthieu 5.5, déjà cités ; Actes 20.32 ; 1 Corinthiens 6.9-10 ; 15.50 ; Galates 5.21 ; Ephésiens 1.14-18 ; 5.5 ; Colossiens 3.24 ; Jacques 2.5.

Qui sont ceux qui régneront avec Christ ? Avant tout les martyrs, les victimes des dernières persécutions comme de toutes celles qui auront précédé. Ayant été faits le plus semblables à Jésus dans sa mort, ils seront aussi les premiers à vivre et à régner comme lui. S’il y a des degrés dans les châtiments, il y en a aussi dans les récompenses. Dans son entretien avec la mère des fils de Zébédée, le Seigneur reconnaît positivement, quoique d’une manière indirecte, qu’il a dans son royaume des places d’honneur qu’on ne peut obtenir qu’en buvant la coupe qu’il doit boire et en se laissant baptiser du baptême dont il doit être baptisé. (Matthieu 20.20-23.) Et dans la parabole des marcs (Luc 19.12-27), il enseigne positivement qu’à son retour il établira tel de ses serviteurs sur dix villes et tel autre sur cinq,
d’après la mesure de la fidélité de chacun. Après les martyrs viennent ceux (kai æitinec) qui n’ont point adoré la bête, ni précédemment, ni (oÎte) dans les temps plus récents où la bête et son image ont exercé leur ministère de séduction. (13.14-17.) Les adorateurs de la bête, ce sont tous ceux qui ont pris ce monde pour la véritable puissance et qui lui ont rendu leurs hommages au lieu de regarder aux choses invisibles et éternelles. (2 Corinthiens 55.17-18.) Nous avons vu déjà que tous les habitants de la terre seront en dernière instance placés dans l’alternative ou de suivre la bête, ou de se déclarer pour la femme. Ceux qui n’ont pas adoré la bête, ce sont donc tous les élus. (Matthieu 24.31), tous ceux qui, pendant les siècles qui se seront écoulés entre la première venue du Seigneur et son retour, se seront consacrés à Christ, lui auront appartenu (1 Corinthiens 15.23) et, Juifs ou gentils d’origine, seront par la nouvelle naissance devenus enfants de Dieu. (Romains 8.17.)

Ils étaient avec le Seigneur dans le ciel ; maintenant ils sortent avec lui de l’invisibilité (2Thessaloniciens 1.7 à 10 ; Apocalypse 17.14), et à cet effet, au moment de leur arrivée sur la terre, ils recouvrent leurs corps, mais leurs corps tout pénétrés de la vertu d’en haut et de la vie de l’Esprit, en sorte que maintenant tout leur être, leur homme tout entier se trouve arrivé à la perfection et à la gloire. C’est véritablement là une résurrection ; mais ce n’est pas la résurrection générale. (Apocalypse 20.12-13.) Il y a une première et une seconde résurrection. Cette distinction, expressément établie par les versets qui nous occupent, résulte également de plusieurs passages des évangiles et des épîtres. Le Seigneur, dans Luc 14.14, parle de la résurrection des justes ; Paul, dans 1Corinthiens 15.23, compte trois
résurrections : celle de Christ d’abord, puis celle des élus, lors de l’avènement du Seigneur, et ensuite, eÊta, après un nouvel intervalle plus ou moins considérable, la fin, c’est-à-dire la résurrection générale et le jugement dernier.

Dans 1 Thessaloniciens 4.16, le même apôtre parle d’une manière tout à fait concordante de la résurrection de ceux qui seront morts en Christ, si bien qu’on est allé jusqu’à prétendre, au mépris de Actes 25.15, qu’il ignorait la résurrection générale. Voyez encore Philippiens 3.20-21, où la glorification de ceux qui marchent comme des bourgeois des cieux est rattachée à la parousie ; et le verset 11 du même chapitre, où l’expression de résurrection d’entre les morts, âxanastasic twn nekrwn, ne peut décidément pas s’appliquer à la résurrection de tous les morts.

A un autre égard, le même apôtre, après l’avoir simplement confirmé, complète l’enseignement de l’Apocalypse sur la première résurrection. Saint Jean, qui sait que la parousie n’aura pas lieu de sitôt, ne parle que de la résurrection. Saint Paul, qui espère peut-être encore être sur la terre lors du retour du Seigneur, nous renseigne sur le sort des chrétiens qui auront échappé à la dernière persécution et qui vivront lorsque le Fils de l’homme se montrera sur les nuées. Quel sera leur sort? Ils seront transformés. Leur corps de chair se changera en un corps glorieux sans passer par la mort. Les éléments mortels de leur être seront absorbés par la vie. Pour eux, il n’y aura pas dépouillement, mais revêtement d’un corps nouveau par-dessus l’ancien. (1 Corinthiens 15.51-53 ; 2 Corinthiens 5.4.) Et cette transformation, ce n’est évidemment pas lors de la résurrection générale qu’elle aura lieu, puisqu’elle exempte de la mort : c’est la résurrection des vivants. Dégagés des liens pesants de la matière, les élus qui vivront encore sur la terre lors du retour du Seigneur pourront aller à sa rencontre (1 Thessaloniciens 4.17) et s’élever dans les airs, comme le Seigneur lui-même l’a fait après être ressuscité,
ou bien encore comme les deux témoins qui montent au ciel dans une nuée après que l’Esprit de vie est venu ranimer leurs corps. (11.12.)

Cet enlèvement de l’Eglise, sera la preuve que le monde n’a plus aucune prise sur elle. Elle n’était déjà plus du monde ; elle ne sera plus même dans le monde ; la séparation sera complète et manifeste. Introduite en plein dans la vie céleste et dans la gloire divine, l’épouse de Christ sera entièrement justifiée aux yeux du monde étonné. (Apocalypse 11.12, et leurs ennemis les virent.) La bête, si arrogante et si violente, sera précipitée avec le faux prophète dans l’étang de feu, où elle tombe en proie à la mort seconde. La femme persécutée, si faible et si pauvre naguère, se voit élevée sur un trône plus brillant que tous ceux de la terre (Apocalypse 3.24 ; 2.26-28) et elle commence à s’abreuver des délices que procure l’union la plus intime avec le Seigneur. (19.7.) Etre toujours avec le Seigneur
(1 Thessaloniciens 4.17), être réuni à lui (2 Thessaloniciens 2.1), voilà l’objet tout spécial de l’espérance chrétienne. C’est de cette réunion avec lui que parle Jésus quand il dit, en employant les mêmes expressions que l’apôtre (âpisunagwgh, âpisunaxousin), qu’à son retour les élus, jusqu’alors dispersés, disséminés, opprimés en tous lieux, seront rassemblés par les anges et transportés dans le royaume de leur Père, où ils luiront désormais comme le plus brillant des astres. (Matthieu 24.34 ; 13.43.) Les hommes qui se seront affectionnés aux choses invisibles, qui auront fidèlement porté la croix de Christ et qui auront regardé son opprobre comme des richesses plus grandes que les trésors de l’Egypte, seront déclarés avec puissance les prémices des créatures de Dieu ; le doute ne sera plus possible à cet
égard. Voilà donc maintenant les élus unis entre eux pour jamais et de la manière la plus étroite, car la chair, si habile à séparer les individualités, aura disparu. Les voilà non moins étroitement unis avec Christ et avec Dieu dans les régions de la gloire.

A suivre

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Ven 5 Fév - 6:30

Et cependant à cela ne se borne pas leur félicité : ils auront la joie d’être une abondante source de bénédictions pour ceux de leurs frères qui vivront encore dans la chair. Non seulement ils vivront, dans le plein sens de ce mot, mais encore ils régneront avec Christ pendant toute la durée du millénium. (Apocalypse 20.4 ; Romains 5.17.) Après que le Seigneur sera venu chercher son épouse, il rentrera avec elle dans le ciel, car la terre, n’ayant pas encore été glorifiée, ne pourra servir de temple à l’Eglise des rachetés. C’est donc depuis le ciel que les saints gouverneront la terre. Il y aura entre l’Eglise triomphante et l’Eglise militante, et en général entre le monde supérieur et notre terre tout entière, des communications beaucoup plus fréquentes et plus libres que ce n’est le cas maintenant. Ce sera quelque chose de comparable aux apparitions du Seigneur pendant les quarante jours qui ont suivi sa résurrection. Tout naturellement, lorsque Satan aura été éloigné, lui le prince des ténèbres et des puissances de l’air, lui qui aveuglait les hommes et qui obscurcissait constamment leurs entendements (2 Corinthiens 4.4), la terre, recevra du ciel une lumière plus pure et les hommes élèveront vers les lieux célestes des regards plus clairvoyants. (Comparez Esaïe 30.26.) La pernicieuse et redoutable influence qu’avait sur l’humanité Satan, son ancien maître, aura fait place au gouvernement bienfaisant des enfants de Dieu glorifiés et jaloux d’amener leurs frères au salut dont ils jouissent eux-mêmes.

Ils sont rois parce qu’ils sont sacrificateurs. (20.6 ; 1.6 ; 5.10.) Leur sacerdoce est la continuelle légitimation de leur dignité royale. S’ils ont le droit de régner sur le reste de l’humanité, c’est qu’ils sont sacrificateurs de Dieu et de Christ et qu’ils servent Dieu jour et nuit dans son temple. (7.15.)

Maintenant, maintenant enfin, il y a des hommes qui célèbrent continuellement le Dieu Sauveur avec toute la pureté et toute l’allégresse qu’on peut attendre d’esprits parvenus à la perfection, et les spectateurs de scènes si nouvelles peuvent à chaque instant se convaincre : que ceux qui s’approchent ainsi de Dieu et qui lui rendent un tel culte sont les maîtres de l’univers. L’influence qu’ils exercent sur tout leur entourage provient tout simplement de leur valeur intrinsèque et de la position, qu’ils ont prise vis-à-vis de Dieu. Cette influence est considérable, mais n’a rien d’extérieur ; elle est toute spirituelle. Il suffit de les voir pour être puissamment attiré à Dieu. La contemplation de leur gloire est le plus convaincant des arguments en faveur de l’Evangile. C’est un nouveau système d’éducation
adopté par Dieu, l’éducation par la gloire. Non pas que, par le règne de mille ans, la grâce soit mise de côté et que la force matérielle remplace désormais l’action secrète de l’Esprit-Saint sur les coeurs. Mais si maintenant nous voyons bien la grâce et la justice s’embrasser, pourquoi ne verrions-nous pas alors la grâce, la justice et la gloire agir de concert ? Les voies du Seigneur sont saintes ; saintes elles demeureront éternellement.

Son règne n’aura jamais rien de charnel ; jamais il ne réalisera les rêves ni des Juifs ni des anabaptistes ; ce sera l’esprit qui y trouvera son compte et non pas la chair. Satan, privé de toute influence, se verra supplanté dans le gouvernement du monde, non point par des hommes qui seraient encore unis à un corps de chair et qui pourraient abuser de cette position pour chercher à satisfaire leurs convoitises, ni par des anges qui ne rempliraient cet emploi que comme de simples agents de la puissance divine, mais par des hommes glorifiés et qui ne seront devenus ce qu’ils seront que par la vertu de la croix de Christ. Chacun pourra voir en leurs personnes ce que
la grâce fait d’un homme. Tous les yeux seront fixés sur l’Eglise glorifiée dont la félicité exercera alors sur les esprits le même attrait qu’exercent aujourd’hui les biens, la gloire, et les plaisirs de la terre, et ce sera de tout coeur qu’on se soumettra aux nouveaux maîtres du monde et à Christ, le Maître suprême. Le peuple de Dieu sera plein de franche volonté au jour où le Seigneur assemblera son armée dans une sainte pompe, et la terre sera remplie de la connaissance et de la gloire de l’Eternel comme le fond de la mer est couvert par les eaux. (Psaume 110.3 ; Habakuk 2.14.)

Le retour du Seigneur constituera donc un immense progrès, mais ce progrès ne s’opérera pas violemment. Ce seront de nouveaux trésors de vie ouverts devant l’Eglise, et mis à sa disposition pour l’aider à faire triompher l’Evangile dans le monde. Dans le principe, le Seigneur s’était contenté d’envoyer aux hommes de simples témoins de ses desseins d’amour, des prophètes, des sages, des docteurs, tous pauvres, sans force matérielle, ayant la forme de serviteurs. (Luc 24.48 ; Matthieu 23.34 ; 10.9 et suivants)

Rien de plus simple pour le monde que d’opposer au témoignage prophétique, non seulement un faux prophétisme, mais même un faux sacerdoce et une fausse royauté. Lors de la parousie toutes ces autorités illégitimes seront livrées au juste jugement de Dieu et l’assemblée des élus se trouvera par là de plein droit appelée, non seulement à rendre témoignage et à prophétiser, comme elle l’a toujours fait (11.3, 10, duo marturec, duo profhtai), mais encore à régner et à exercer un véritable sacerdoce au sein de l’humanité. Les temps de l’Eglise, où tout se réduisait au ministère de la simple parole, seront donc passés. On commencera à s’apercevoir que tous les siècles qu’aura duré l’histoire de l’Eglise n’étaient que la période de l’invitation aux noces de l’Agneau. Alors enfin le règne de Dieu apparaîtra sous sa forme véritable ; alors enfin le monde et toutes les relations de la vie seront pénétrés et transformés par le christianisme.

Quel magnifique déploiement de puissance ! L’union du sacerdoce et de la royauté en la personne des nouveaux maîtres du monde, amènera sur la terre elle-même entre l’Eglise et l’Etat une union parfaite ; or c’est précisément en cela que consistera le règne de Dieu par opposition à la simple Eglise. C’est un règne parce que désormais l’Eglise est une assemblée de rois, et c’est le règne de Dieu parce que ces rois sont des sacrificateurs.

Chacun alors, pour parler avec Rothe, comprendra que Christ est le souverain sacrificateur et le souverain maître du monde ; il ne sera plus possible de le prendre pour un simple ecclésiastique. Il y aura correspondance parfaite entre la forme et le fond. Il n’y aura plus lieu d’opposer choses terrestres à choses célestes ; il ne sera plus question de femme et de bête. C’est en Dieu qu’on jouira des biens du monde. La poésie, les beaux-arts, les sciences, toutes les relations de la société seront en même temps célestes et terrestres. Car c’est Dieu et son Oint qui gouverneront le monde (Apocalypse 11.15) ; nouvelle théocratie qui revêt la forme d’une christocratie, mais théocratie véritable, existant réellement et spirituellement, et non plus en vertu d’ordonnances ; théocratie de l’esprit, et non plus de la lettre. L’homme est le maître légitime de la terre (Genèse 1.26) et le diable n’est qu’un usurpateur : voilà ce qu’il faut que chacun soit un
jour obligé de reconnaître ; il faut que l’homme puisse une fois enfin jouir de son beau domaine en paix et sans que personne vienne lui en disputer la possession ; il faut que tous ses rêves de bonheur deviennent de saintes réalités.

Mais il est évident qu’après cela la longue patience de Dieu sera épuisée.

Impossible d’aller plus loin dans la voie du support. Les habitants de la terre ne seront pas les seuls témoins de la gloire de l’Eglise ; ceux même d’entre les morts qui ne seront pas encore ressuscités seront d’une manière ou de l’autre informés de ce qui sera arrivé aux croyants, en sorte que chacun pourra juger de ce qu’on gagne à appartenir à Christ. Pour ceux qui, malgré tout cela, pourront persister encore dans leur endurcissement, il n’y aura plus rien à attendre qu’une condamnation éternelle. Mais ceux qui saisiront encore le salut auront à la résurrection générale et au jugement dernier la joie de se trouver liés dans le faisceau de la vie.

A suivre

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Sam 6 Fév - 7:04

c) Passages de Daniel et de l’Ancien Testament relatifs au règne de mille ans.

Si, comme de juste, le prophète de la nouvelle alliance nous présente avant tout le côté spirituel et céleste du règne de mille ans, Daniel et l’Ancien Testament s’attachent plutôt à nous en montrer le côté terrestre. Dans l’Apocalypse, c’est l’Eglise glorifiée qui succède à Satan dans le gouvernement de la terre ; dans Daniel c’est, après la chute des quatre grandes monarchies païennes, le peuple d’Israël qui reçoit l’empire du monde. Au reste chez tous deux, – point essentiel, – Christ, le Fils de l’homme, apparaît comme le vrai Chef de l’humanité ; seulement, dans les lieux célestes, c’est l’Eglise glorifiée qui est l’organe de sa puissance, et sur la terre c’est le peuple d’Israël. Observons aussi que Jean n’oublie point les Juifs ; il connaît les promesses qui ont été faites à l’ancien peuple de l’alliance et qui ne sont pas encore accomplies ; à côté de l’innombrable multitude d’élus de tout peuple et de toute langue qu’il aperçoit dans le ciel devant le trône de l’Agneau, il mentionne (Apocalypse 7) 144 000 marqués de toutes les tribus d’Israël, qui sont bel et bien des Juifs ; Juifs convertis qui, après les angoisses des dernières luttes, seront reçus dans la glorieuse félicité du millénium et qui formeront le noyau de la société nouvelle. Voyez aussi Apocalypse 10.7 : « Aux jours où le septième ange sonnera de la trompette, le mystère de Dieu sera accompli, comme il l’a déclaré à ses serviteurs les prophètes. » Ce passage peut être considéré comme la confirmation en bloc de toutes les prophéties de l’Ancien Testament ; or, en le rapprochant de 11.15, on voit que, par ce mystère de Dieu, il faut entendre tout particulièrement le règne de mille ans, car lorsque le septième ange sonne de la trompette, des voix annoncent que le moment est venu où les royaumes du monde vont être soumis à Christ. Comparez également Actes 3.21.

Le Seigneur est apparu pour juger la chrétienté déchue et pour délivrer l’Eglise fidèle qu’il recueille auprès de lui dans le ciel. Mais il se trouve que la plus grande partie des hommes ne rentre ni dans l’une ni dans l’autre de ces catégories : les Juifs et les païens ne font partie ni de la chrétienté déchue ni de l’Eglise fidèle ; aussi demeurent-ils sur la terre et ne sont-ils ni détruits ni enlevés au ciel. Nous avons vu la prostituée répondre au pharisaïsme juif et le continuer dans l’Eglise, tandis que les deux bêtes nous ont présenté dans cette même Eglise la continuation du paganisme ; c’est ainsi que tout ce qu’il y avait de faux dans les religions de l’antiquité a pénétré dans le christianisme et y a été jugé. Mais, indépendamment de cela, le judaïsme et le paganisme existent encore tous deux pour leur compte et
sous leur forme première, tels qu’ils existaient avant l’apparition du christianisme ; et ici ils sont moins dangereux, moins corrompus, parce qu’ils ne se sont pas encore trouvés en contact avec la grâce évangélique, et que, par conséquent, ils n’ont pas eu l’occasion de la tourner en dissolution et de la fouler aux pieds. La mesure du péché n’est pleine et l’heure du jugement ne sonne que lorsqu’il y a eu rejet de la parole de la croix. (Marc 16.16 ; Jean 3.18 et suivants ; 15. 22.) Le judaïsme et le paganisme proprement dits, c’est-à-dire les Juifs et les païens qui vivront sur la terre lors du retour du Seigneur, seront donc des éléments encore relativement sains et pourront avoir part au règne de mille ans. Que les peuples chrétiens et civilisés se le disent bien et que cette pensée rabaisse un peu leur fierté : les nations qu’ils méprisent le plus, les Juifs et les barbares les plus grossiers, tout spécialement peut-être les noirs d’Afrique, Cus, Séba, tous ces Chamites (Psaumes 68.30 ; 72.10) seront un jour les principaux acteurs dans le drame de l’histoire et y joueront un rôle plus brillant que les peuples qui occupent maintenant si orgueilleusement la scène. Telle est l’antique loi du royaume de Dieu : « Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu ; ils ont irrité ma colère par leur vanité. Et moi j’exciterai aussi leur jalousie par ce qui n’est pas un peuple et je les irriterai par une nation sans intelligence. » (Deutéronome 32.21 ; Romains 10.19.) De même que les Juifs se sont vus autrefois supplantés par les païens, de même dans les derniers temps les chrétiens de la gentilité se verront supplantés par les Juifs. « Ne t’élève point par orgueil, mais crains, » dit saint Paul à l’olivier sauvage.

Pour la seconde fois les premiers seront les derniers et les derniers les premiers.

Au commencement du règne de mille ans l’humanité sera dans un état tout pareil à celui où elle se trouvait au commencement de l’histoire de l’Eglise, après l’ascension du Seigneur. Elle se composera des trois mêmes éléments : Israël, les peuples païens et, en face d’eux, une Eglise chrétienne désireuse de les gagner à l’Evangile. Seulement toutes choses alors seront bien plus mûres. Dès avant le retour du Seigneur, la prédication de l’Evangile aura préparé les Juifs et les païens à recevoir la lumière (Matthieu 24.1442) et les aura mis à même de comprendre la portée des grands événements qui accompagneront la parousie ; et non seulement cela, mais encore et surtout ces événements eux-mêmes, – Christ venu en gloire, l’Antéchrist détruit, les élus glorifiés, Satan mis entièrement hors d’état de nuire, – n’auront pas manqué de faire sur les nations la plus profonde impression. Tandis que dans les temps apostoliques Israël, s’endurcissant
de plus en plus, marchait à grands pas au-devant du jugement, et que le monde païen, sensiblement mieux disposé, s’apprêtait néanmoins à tendre à l’Evangile bien des pièges subtils, maintenant le voile de Moïse est ôté de dessus Israël (2Corinthiens 3.14-16) et l’enveloppe redoublée, dont parle Esaïe 25.7, est enlevée de dessus les nations. Dans les derniers temps tout sera donc bien changé chez les hommes auxquels le salut sera offert, et dans l’Eglise elle-même les changements seront bien plus grands encore : au lieu d’un petit troupeau faible et méprisé, au lieu de prédicateurs ayant leur trésor dans des vases de terre (2Corinthiens 4.7), le monde se trouvera en face d’un peuple de sacrificateurs qui seront en même temps les maîtres du monde. Là, c’était l’Eglise. Ici, c’est le règne.

Nous avons quelque peine, nous, chrétiens de la gentilité, à nous familiariser avec là pensée qu’Israël sera un jour le premier des peuples de la terre. L’Eglise a peut-être assez volontiers perdu de vue cette importante vérité, mais, nous n’hésitons pas à le dire, elle a du même coup perdu la clef de la prophétie. Le mépris de la théologie traditionnelle pour les Juifs a rejailli sur l’Ancien Testament, et l’Ancien Testament une fois méprisé, on n’a plus eu beaucoup de peine à ruiner l’autorité du Nouveau. On a fait observer que le christianisme primitif, qui a eu Jérusalem pour berceau, avait un cachet israélite très prononcé et que le Nouveau Testament renferme une foule de passages dans lesquels, avec la tournure abstraite de notre esprit, nous avons toutes les peines du monde à nous retrouver.

A suivre

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Dim 7 Fév - 7:31

Le premier, à y regarder de plus près, n’était que de l’ébionitisme. C’est ainsi que la scolastique et l’orthodoxie, avec leur manie de tout spiritualiser, de vivre d’abstractions et de se passer de faits historiques, ont frayé la voie au rationalisme. Qu’aurait-il fallu faire au contraire ? Puisque c’est l’intuition israélite que l’Esprit de Dieu est venu féconder par l’inspiration, la théologie aurait dû, – elle devrait, –
pour comprendre la Bible, se rapprocher de cette intuition si vivante et si riche et s’éloigner d’autant de la logique si sèche des peuples occidentaux.

Le peuple juif à la tête de l’humanité ? Si chose pareille arrive jamais, à coup sûr ce sera par hasard ou par caprice ! Non, il n’y aura là ni hasard ni caprice. Aux yeux de la Bible notre race n’est pas un informe agrégat d’individus et de nationalités. C’est plutôt comme de vivants organismes qu’elle aime à se représenter le monde et l’humanité. Il suffit pour s’en convaincre de lire le premier chapitre de la Genèse, où nous voyons la nature se perfectionner de création en création et tendre tout entière vers Adam comme vers son couronnement. Quand l’homme paraît avec sa personnalité, son intelligence, sa liberté, une vie nouvelle commence à se développer sur notre planète, l’histoire vient s’ajouter au simple développement naturel. Or la noblesse spirituelle de notre espèce réside principalement
dans les traits qui sont communs à l’ensemble de ses représentants ; les variétés n’ont ici qu’une assez médiocre importance ; tous les hommes descendent du même sang, ont les mêmes facultés et la même destination.

Néanmoins l’histoire ne sera point la monotone répétition d’événements toujours les mêmes. Comme tout homme l’humanité a un corps, une âme et un esprit ; elle se divise en Camites, Japhétites et Sémites. A la tête de chaque groupe de peuples et de chaque peuple particulier se trouve un patriarche qui transmet à ses descendants ses particularités spirituelles et physiques ; voilà une de ces vérités concrètes, un de ces faits dont on est encore bien loin d’avoir suffisamment tenu compte. Sem, chez qui domine l’esprit, reçoit de son père une bénédiction (Genèse 9.26 et suivants) qui fait de ses descendants la partie religieuse par excellence de l’humanité ; mais Israël est aux Sémites ce que les Sémites sont au reste des hommes, et Israël à son tour produira un homme en qui toute l’humanité se résumera
comme en un nouvel Adam et auquel elle aboutira comme à son vrai chef spirituel. (Genèse 12.1-3.) C’est donc Israël qui est, une fois pour toutes, choisi pour recevoir la révélation et la transmettre aux autres peuples. « Israël est mon fils premier-né », dit l’Eternel à Pharaon au moment où la famille de Jacob commence à présenter l’aspect d’une nation. (Exode 4.22.) Et en Sinaï, à la veille de lui donner sa loi, l’Eternel dit à son peuple : « Si vous obéissez à ma voix et si vous gardez mon alliance, vous serez ma propriété de préférence à tous les autres peuples, car toute la terre est à moi et vous me serez un royaume de sacrificateurs et un peuple saint. » (Exode 19.5-6.)

Voilà donc un peuple qui va rendre à l’humanité tous les services qu’un prêtre rend à ses frères. « Tout souverain sacrificateur est établi en faveur des hommes dans les choses qui regardent Dieu. » (Hébreux 5.1.) Les dons de Dieu étant sans rémission (Romains 11.29), il résulte du second passage de l’Exode que nous venons de citer, que c’est pour toujours qu’Israël est appelé à remplir vis-à-vis du reste des hommes l’office d’un peuple de sacrificateurs, et non pas seulement pour les temps de l’ancienne alliance, où il a si peu songé à s’acquitter de ce glorieux mandat.

Chose étonnante ! le même apôtre qui ne se lasse pas de répéter qu’en Christ il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni circoncis, ni incirconcis (Romains 3.29 et suivants ; Galates 3.28 ; 6.15 ; Ephésiens 2.13-18 ; Colosiens 3.11), connaît parfaitement les privilèges exclusifs des Juifs et ne songe aucunement à les leur contester. Quand ils se convertiront et qu’ils en viendront à faire de nouveau partie du noble olivier du royaume de Dieu, ce seront des branches naturelles qui seront entées sur leur propre olivier, th Êdia âlaia.

Les Juifs, après des siècles d’incrédulité et de dispersion, n’en sont pas moins, pour l’apôtre des gentils, les branches naturelles, kata fusin kladoi (versets 21 et 24) ; et les gentils gagnés à la foi, n’en sont pas moins entés contre nature, para fusin (verset 24.) Comment s’expliquer cette apparente contradiction ? Par la différence des points de vue auxquels se place successivement l’auteur de ces divers passages. Au point de vue religieux, en présence de Dieu, les hommes ont tous besoin d’un Sauveur ; sous ce rapport Juifs et païens sont absolument sur le même pied ; ce n’est que par Christ qu’ils peuvent, les uns et les autres, avoir accès, par un seul et même esprit et par une seule et même foi, auprès d’un même Père, qui leur donne pareille justice et leur promet gloire pareille. Voyez, dans Apocalypse 7, de qui donc est peuplé le ciel : Juifs de toutes tribus et gentils de toutes nations. Mais au point de vue de l’histoire de la révélation, la chose
se présente tout autrement. Il plaît à Dieu de faire des hommes les instruments de sa volonté, et, sous ce rapport, Israël est et demeure le peuple élu, le peuple par lequel Dieu accomplit envers l’humanité ses desseins de miséricorde. En Christ il n’y a plus non plus ni homme ni femme, ainsi que le déclare l’apôtre dans le même passage où il dit qu’il n’y a plus ni Juif ni gentil. Cependant, pour avoir les mêmes droits que l’homme à la grâce de la vie (1Pierre 3.7), la femme n’en demeure pas moins, non seulement dans la famille, mais encore dans l’assemblée de l’Eglise, essentiellement subordonnée à l’homme (1Corinthiens 14.34 ; 1Timothée 2.11 et suivants) : elle ne doit pas enseigner, mais demander instruction à son mari. Or les Juifs sont nos maîtres pour les choses du ciel et ils le demeurent lors même que
l’ancienne alliance a fait place à la nouvelle. Depuis que Dieu les a rejetés, plus de prophéties, plus de révélations ! Et ceux d’entre nous qui désirent néanmoins, pendant ce long silence, entendre la parole de Dieu, doivent pour cela passer par Israël, car la Bible tout entière, le Nouveau Testament aussi bien que l’Ancien, sauf les écrits de saint Luc (Colossiens 4.10, 14), a des Juifs pour auteurs ; Jésus et ses apôtres étaient des Juifs. Si donc pendant le règne de mille ans de nouvelles révélations doivent être accordées à l’humanité, il faut pour cela qu’Israël, Israël converti, soit de nouveau le premier peuple de la terre. Ce que sera dans le ciel l’assemblée des élus parvenus à la gloire et au règne, Israël le sera sur la terre : même sacrificature et même royauté exercées par les uns dans les lieux célestes, par les
autres sur la terre. Bienheureuse chaîne où les dons de Dieu s’enlacent à la foi qui les reçoit ; Dieu, Christ, l’Eglise glorifiée, Israël, les nations ; absolument comme dans 2 Corinthiens 11.3 : l’homme chef de la femme, Christ chef de l’homme et Dieu chef de Christ !

Nous ne songeons point à donner ici un aperçu complet de ce que nous apprennent sur les destinées finales d’Israël toutes les prophéties de l’Ancien Testament, depuis Moïse jusqu’à Zacharie ; ce que nous nous proposons simplement, c’est de mettre en lumière le caractère distinctif de ce vaste ensemble de prophéties. Eh bien, nous disons que ni les terribles menaces ni les glorieuses promesses de relèvement faites par Moïse à son peuple (Lévitique 26.31-45 ; Deutéronome 28.62-68 ; 29.22 ; 30.14 ; 32.15-43) ne se trouvent complètement accomplies par les soixante-dix années de l’exil babylonien et par le pénible retour à Jérusalem de quelques milliers de Juifs. Les malédictions de Moïse pèsent encore sur son peuple infidèle, et le relèvement promis au peuple repentant n’a point encore eu lieu. Toutes les nations de l’antiquité, y compris celles qui n’ont jamais quitté le sol de leur patrie, ont disparu ou du moins se sont tellement mélangées
avec d’autres races qu’elles en sont devenues méconnaissables. Israël, lui, subsiste et, double miracle, subsiste bien que dispersé depuis
si longtemps dans le monde entier. La conservation d’Israël, voilà un de ces faits qui permettent de dire que l’histoire est le grand commentaire de la révélation. « Même lorsqu’ils seront dans le pays de leurs ennemis, je me souviendrai d’eux, je ne les rejetterai point et je ne les aurai point en aversion jusqu’à les consumer entièrement et à rompre l’alliance que j’ai faite avec eux, car je suis l’Eternel leur Dieu. Et je me souviendrai en leur faveur de l’alliance que j’ai faite avec leurs ancêtres, lesquels j’ai tirés de la maison d’Egypte, à la vue des nations, pour être leur Dieu, moi, l’Eternel. » (Lévitique 26.44-45.) Ces paroles de Moïse sont le thème fondamental de toute la prophétie. Les psaumes messianiques se ressentent de la période de prospérité où ils ont été composés ; ils relèvent moins le côté négatif des destinées d’Israël, son infidélité et son abaissement, que la gloire à venir de ce peuple extraordinaire, dont le roi exercera un jour les
plus terribles jugements sur toutes les nations d’alentour révoltées contre sa légitime autorité (Psaume 2 et 110), et qui, d’autre part, verra accourir dans sa capitale ces mêmes nations irrésistiblement attirées par la vérité de sa religion et par les splendeurs de son culte. (Psaume 72, 68.29 ; 22.28.)

Aussi, tandis que le Pentateuque ne parle que du peuple d’Israël en général, voyons-nous dans les Psaumes se détacher de la masse de la nation la figure bien distincte d’un ROI messianique qui sera souverain sacrificateur en même temps que roi. (Psaume 110.4.)

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Lun 8 Fév - 6:20

Tel est le fonds de connaissances que Moïse et David ont transmis aux prophètes qui sont venus après eux.

Ces prophètes, malheureusement les théologiens croyants eux-mêmes ne les ont le plus souvent que bien mal compris. Dans les prophéties messianiques on n’a su pendant longtemps voir absolument que la personne du Messie ; on négligeait tout ce qui se rapportait au peuple du Messie, à son royaume. Et cependant lorsque le Messie lui-même est apparu ; il n’a cessé de parler du royaume de Dieu. Cela n’aurait-il pas dû ouvrir les yeux? Mais non ! On spiritualisait ; tout ce qui était dit du royaume d’Israël, on l’appliquait à l’Eglise. Pour cela, il fallait faire violence au texte, le priver de toute une partie de sa portée, et, après tous ces tours de force, on ne pouvait se soustraire à l’impression que les apôtres auraient dû s’exprimer autrement qu’ils ne l’ont fait, s’ils avaient vraiment voulu parler de Jésus et de son Eglise. Pourquoi toujours ce roi victorieux et ce règne glorieux ? Ce qu’on aurait voulu trouver uniquement, c’eût été un Sauveur
mourant et réconciliant par son sang tous les hommes avec Dieu. Esaïe 53 était le chapitre favori de cette tendance, ainsi que Daniel 9, quelques versets de Zacharie et Esaïe 7.14 et 9.6, autant de passages qu’on ne se faisait aucun scrupule d’isoler de leur contexte pour peu que ce dernier présentât quelque difficulté. On était à cent lieues d’une intelligence vraie et historique de la prophétie.

Prenons, par exemple, le commentaire de Pfaff, l’un des derniers et des meilleurs produits de l’ancienne exégèse protestante, qui parut à Tubingue en 1729. Ouvrons-le à Esaïe 4.5. Ces lieux d’assemblées qui couvrent la montagne de Sion, ce sont les Eglises chrétiennes ; c’est une manière figurée de parler, une image empruntée à l’Ancien Testament. Au sujet de l’avant-dernier verset de Joël : La Judée sera habitée éternellement et Jérusalem d’âge en âge, Juda et Jérusalem, remarque Pfaff, c’est l’Eglise de la nouvelle alliance ; elle ne périra pas, elle subsistera toujours jusqu’à ce qu’elle triomphe dans le ciel. On a quelquefois, poursuit-il, voulu voir dans ce verset la Jérusalem terrestre, matérielle ; mais pour cela il faudrait que les Juifs se convertissent tous ensemble au Seigneur et retournassent dans la terre sainte, ce qu’on ne peut absolument pas admettre. – Quelquefois il accorde que les Juifs sont les Juifs, mais alors il spiritualise les promesses qui leur sont faites. Ainsi l’esclavage dont il est parlé dans Amos 9.14 et Esaïe 11.11, c’est l’esclavage du péché, dont Israël aussi est délivré par la prédication de l’Evangile. Dans Michée 5.7, les restes de Jacob, c’est l’Israël de la nouvelle alliance, ce sont les apôtres et les disciples du Seigneur. Dans le verset suivant, où se retrouve la même expression, les restes de Jacob sont même, d’une manière toute générale, les croyants de la nouvelle alliance.

A propos de Esaïe 11.13 : La jalousie d’Ephraïm sera ôtée et Juda n’opprimera plus Ephraïm, Pfaff s’exprime comme suit : « Dans l’Eglise de la nouvelle alliance, les haines, les jalousies seront chose inconnue ; les croyants vivront tous en bonne harmonie les uns à côté des autres. Mais, demandera-t-on, à supposer même que Juda, Israël, Sion et Jérusalem soient l’Eglise, qu’est ce que le pays dans lequel doit habiter cet Israël spiritue l? Quand l’Eternel déclare, par exemple, dans Amos 9.15, qu’il replantera les Israélites dans leur terre, qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que l’Eternel introduira le reste de son peuple dans l’Eglise de la nouvelle alliance, qui est l’Eglise militante,
puis dans la Canaan céleste, qui est l’Eglise triomphante. » Luther de même: « De cette terre d’exil et de pèlerinage, ils s’élèveront vers leur patrie céleste. Ascendent ad cælestam patriam ex hac peregrinationis terra. »

Quand, dans le verset précédent, Amos parle de villes désertes qui seront rebâties et habitées, de vignes qu’on plantera et dont on boira le vin, etc., cela signifie que l’Eglise chrétienne sera semblable à une ville bien peuplée et à une vigne fertile. Et le verset qui précède encore : Les jours viennent que le laboureur suivra de près le moissonneur? Eh bien, ce sont là de gracieuses images destinées à figurer les bienfaits spirituels dont l’Eglise sera comblée. Et Esaïe 11.6 : « Le loup habitera avec l’agneau ? » Il ne faut point, lisons-nous toujours dans le même commentaire, prendre ceci à la lettre, mais spirituellement. Dans le royaume du Messie, il n’y aura que paix et affection réciproque ; les hommes les plus cruels, les peuples les plus grossiers seront transformés en agneaux sous la douce influence de l’Evangile.
C’est ainsi déjà que ce chapitre avait été interprété par Théodoret, Jérôme, Luther et Calvin. Jérôme, en particulier, rejette comme judaïsante l’interprétation littérale.

Combien, à cette continuelle spiritualisation, je préfère la manière de voir de Burk, le gendre et le disciple de Bengel qui, dans son commentaire sur les douze petits prophètes, publié en 1753, fait au sujet de Amos 9.15, l’observation suivante : « Les mots LŽ{LR et LŽŽR43, qui, du reste, se ressemblent beaucoup, sont évidemment une allusion à Exode 15.1744 et 20.1245, et montrent qu’il ne faut pas penser ici à la patrie céleste, à laquelle les païens convertis parviendront aussi bien que les Juifs, mais à l’ancienne patrie des Israélites, au pays que Dieu leur a assuré et qu’ils ont longtemps occupé. Car c’est un pays où on laboure et où l’on moissonne, un pays où l’on bâtit des villes, où l’on plante des vignes et où l’on établit des jardins. Donner à tout cela un sens mystique est aussi peu naturel que possible et produit d’insupportables tautologies. Dieu accorde aux croyants une grande plénitude de grâces spirituelles ; mais cela ne l’empêche
point de faire sentir de même sa bénédiction aux campagnes et aux coteaux. . . »

« Il y a certainement46 des prophéties, telles que Esaïe 60, qui ont reçu un accomplissement partiel dans les temps meilleurs qui ont suivi la sombre période de l’exil. Mais leur accomplissement définitif est encore à venir, car lorsque Dieu parle, il ne se sert pas d’hyperboles poétiques. Autre est l’esprit du monde, sous l’inspiration duquel ont parlé les sages et les poètes, autre est l’esprit qui a rempli les prophètes. Les patriarches hébreux sont morts sans être entrés en possession de la terre qui leur avait été promise ; mais, en fin de compte, Josué a pu dire qu’il n’était pas tombé un seul mot de toutes les bonnes paroles que l’Eternel avait dites à la maison d’Israël. (21.45.) Il finira par en être de même du reste des prophéties et on le verra bien lorsque seront accomplies les années de la captivité du peuple élu, captivité qui, à y regarder de près, n’a point encore pris fin. Oui, les jours viendront où Dieu manifestera de nouveau sa gloire
comme au temps de Moïse. Que cette ravissante perspective nous console et nous égaye ! Réjouissons-nous avec le peuple que ces magnifiques promesses concernent directement ; réjouissons-nous pour lui et à sa place, car pour le moment il les ignore. Ils sont rares dans l’Eglise, ceux qui croient que le Messie viendra ainsi régner d’une manière visible sur la terre.

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Mar 9 Fév - 8:00

Parce que ces prophéties ne se sont pas encore littéralement accomplies, on a pris l’habitude de les spiritualiser. D’autant plus significatives
sont les lignes suivantes : Il y a dans la Bible un certain nombre de passages qui semblent mettre le règne de Christ dans un rapport intime avec la terre promise et le peuple juif ; ainsi Psaume 72.8 ; Zacharie 9.10 ; Luc 1.32-33. De deux choses l’une. Ou bien ces passages doivent se prendre figurément ; Israël est mis pour l’Eglise ; la contrée qui s’étend entre l’Euphrate et la Méditerranée, ce sont en général les pays où la religion chrétienne s’est propagée. Ou bien, si cette explication ne satisfait pas et paraît violer les règles de toute saine exégèse, ces passages signifient que les Israélites retourneront un jour dans leur patrie et qu’ils y seront gouvernés par Christ comme ils l’ont été anciennement par Dieu. Cette idée a pour nous quelque chose d’étrange. Mais pourquoi nous en méfierions-nous ? Elle ne peut introduire dans la théologie aucune erreur et, après tout, que nous importe que les restes d’Israël aillent un jour s’établir ici plutôt que là ?

Cependant Moïse leur a si clairement promis qu’ils rentreraient dans leur pays dès après leur conversion (Deutéronome 30.1-14), et Paul a si
positivement annoncé cette conversion (Romains 11), qu’il serait bien difficile de conserver le moindre doute à l’égard de leur retour en Palestine. »

Dans l’un de ses discours sur l’Apocalypse, Bengel trace entre les prophéties accomplies et celles qui ne le sont pas encore la ligne de démarcation suivante : « Un ange jure qu’au jour où le septième ange ferait entendre sa voix et sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu serait accompli, comme il l’a déclaré à ses serviteurs les prophètes. (Apocalypse 10.7.) Le mystère de Dieu, c’est tout ce qu’il a, de toute éternité, résolu de faire par Jésus-Christ pour sauver l’humanité. Pour autant qu’il a été révélé, ce mystère se compose de deux parties principales. La première est accomplie ; elle l’a été par l’apparition du Fils de Dieu sur la terre, la réjection des Juifs et l’entrée des gentils dans l’Eglise. La seconde partie du mystère de Dieu ne suit point immédiatement la première et n’est pas encore accomplie ; elle ne commence qu’après un long intervalle, lors de la septième trompette, et tout ce qui, dans l’Apocalypse, précède la septième trompette, est destiné à combler cet espace et à empêcher que la prophétie ne présente dans son ensemble l’aspect d’une chaîne brisée.

Voyez quelle importance nous devons ajouter aux prophètes de l’ancienne alliance elle-même, puisque l’ange, dans son serment, en appelle si solennellement à leurs écrits : « Comme il l’a déclaré à ses serviteurs les prophètes. » Mais c’est comme si toutes les prophéties non encore accomplies de l’Ancien Testament étaient intercalées mot à mot dans l’Apocalypse ! Ce que l’Ancien Testament annonce des souffrances du Messie et de son élévation dans la gloire, n’est guère, à côté de la pleine lumière du Nouveau Testament, que comme une lampe auprès des rayons du soleil ; et voilà pourquoi les gentils pouvaient embrasser l’Evangile lors même qu’ils ne connaissaient point Moïse et les prophètes. Mais pour l’intelligence des prophéties non encore accomplies, on ne peut se passer de l’Ancien Testament.

Dans ses épîtres, saint Jean ne parle point des prophètes, parce qu’il y traite de la première partie du mystère de Dieu : la vraie lumière luit déjà. (1Jean 2.8.) Mais dans l’Apocalypse, l’ange qui lui révèle la seconde partie du mystère de Dieu s’en réfère expressément à tout ce que l’Ancien Testament renferme encore de prophéties non accomplies. La vérité capitale de la Parole de Dieu, c’est que Jésus-Christ est venu dans le monde pour nous sauver. Cela, nul n’en peut ignorer ; il faut absolument, pour obtenir le pardon de ses péchés, accepter cette vérité par la foi ; et quand on le fait, on arrive à comprendre de quel amour on a été aimé, car l’Esprit vous donne alors un coeur qui sent et des yeux qui voient. De là naissent une joyeuse confiance, une vive espérance et un amour pour Dieu plein de zèle et d’activité.

Voilà ce qui ne peut manquer de se trouver chez quiconque tient à être au clair sur la grande question de son salut. Mais une fois qu’on est
introduit dans la maison de Dieu et cela en qualité d’enfant et d’héritier, il est très permis d’examiner un peu comment les choses s’y passent. Tout ce que la Bible nous apprend sur la manière dont Dieu conduit ses saints, depuis les plus anciens temps jusqu’aux derniers jours, est alors le bienvenu.

Alors nous pouvons et nous devons profiter de tous les rayons lumineux, de tous les aperçus. . . Rien de plus propre qu’une pareille étude à fortifier en nous la foi, l’espérance, la charité. L’âme apprend ainsi à se détacher de sa propre misère et à se familiariser toujours davantage avec Dieu. Elle arrive, en contemplant et en s’appropriant l’ensemble de l’oeuvre divine, à un état de complète paix et de ferme confiance. A ce point-là de son développement, l’enfant de Dieu, s’oubliant toujours davantage lui-même, ne vit plus que dans une respectueuse et tendre adoration. »

Ce n’est pas impunément qu’on a méconnu, comme on l’a fait, la doctrine du rétablissement futur d’Israël. L’exégèse rationaliste s’est élevée avec raison contre cette fausse spiritualisation et a insisté fortement sur le sens littéral ; elle a prouvé que les prophètes avaient voulu parler d’un royaume israélite ; elle en a conclu qu’ils se sont trompés et l’orthodoxie s’est trouvée fort embarrassée, ne croyant pas qu’un royaume pareil puisse exister jamais.

Israël, après de longues et profondes humiliations, retournera dans la terre de la promesse et verra s’ouvrir devant lui une ère toute nouvelle de gloire et de prospérité. Telle est, encore une fois, la pensée fondamentale de la prophétie. Elle revient si souvent sous la plume des prophètes, qu’en fait de citations on n’a que l’embarras du choix : Esaïe 2.2-4 ; 4.2-6 ; 9.1-6 ; chapitres 11 et 12, surtout 11.11 ; 24.60 ; Jérémie chapitres 30 à 33 ; Ezéchiel 34.23-31, 36-37 ; Osée 2.16-25 ; 3.4-5 ; 11.8-11 ; 14.2 et suivants ; Joël 3.1-3 ;
4.16-21 ; Amos 9.8-15 ; Abdias 1.17-21 ; Michée 2.12-13 ; chapitres 4 et 5 ; 7.11-20 ; Sophonie 3.14-20 ; Zacharie 2.4 et suivants ; 8.7 et suivants ; 9.9 et suivants ; 10.8, 12 ; 12.2 ; 13.6 ; 14.8 et suivants Remarquez que Zacharie vivait après l’exil ; il connaissait donc un autre retour que celui dont il était le témoin. Nous avons déjà eu l’occasion d’observer que le livre de Zacharie, 327 qui est en quelque sorte le couronnement et le résumé de tous les autres prophètes, est aussi celui qui distingue le mieux la première de la seconde venue du Messie, la période de l’incrédulité juive de la période subséquente de foi et de relèvement. C’est également Zacharie qui, non content de présenter la conversion des Juifs comme la condition de leur relèvement, ajoute que leur conversion consistera à se repentir d’avoir rejeté et mis à mort leur Messie. « Je répandrai l’esprit de grâce et de supplication sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, et ils regarderont à moi qu’ils auront percé, et ils en feront le deuil comme quand on fait le deuil d’un fils unique, et ils en seront en amertume comme quand on est en amertume pour la mort d’un premier-né. La terre sera dans le deuil et chaque famille à part : la famille de David, de Nathan, de Lévi, de Scimhi, chacune à part. Et dans ce temps-là il y aura une source ouverte à la maison de David et aux habitants de Jérusalem pour le péché et pour la souillure. Il arrivera aussi dans ce temps-là, dit l’Eternel des armées, que je retrancherai les noms des faux dieux du pays et l’on n’en fera plus mention. J’ôterai aussi du pays les faux prophètes et l’esprit d’impureté. » (Zacharie 12.10 - 13.2.)

Nous avons vu déjà que ce seront les calamités des derniers temps qui prépareront la conversion d’Israël ; c’est cette conversion que Zacharie décrit ici, et, dans un tableau synoptique des diverses prophéties relatives à cette mémorable époque, viendrait s’intercaler tout
naturellement, à la suite de ce passage de Zacharie, la parole du Seigneur lui-même déclarant en Matthieu 23.39 que quand les Juifs le reverront, ils l’accueilleront avec ce cri de joie : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !


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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Mer 10 Fév - 13:15

Ce que les prophètes de l’Ancien Testament, dans les nombreux passages que nous venons de citer, racontent de la gloire et de la félicité des temps messianiques, s’adapte on ne peut mieux à ce que nous ont appris sur le même objet les prophéties du Nouveau Testament.

Israël, ramené dans sa patrie, sera plus que jamais le peuple de Dieu : le péché n’y régnera plus, la connaissance de l’Eternel remplira le pays tout entier et le Seigneur habitera de nouveau parmi les siens à Jérusalem, leur accordant de nouvelles révélations, leur communiquant le Saint-Esprit en abondance et les enrichissant de toutes sortes de dons spirituels. Ce seront de nouveaux temps apostoliques. Seulement on pourra voir alors cette plénitude de vie divine se déployer dans tous les sens et se manifester même extérieurement.

Israël sera un peuple de sacrificateurs aussi bien que de rois.

Ezéchiel, qui était de race sacerdotale, a été choisi pour recevoir la mystérieuse vision qui a pour objet spécial le sacerdoce d’Israël. (chapitres 40 à 48.) La royauté du peuple élu est ce qui occupe surtout le ministre d’Etat, Daniel. Les deux points de vue se trouvent réunis chez Jérémie.

Voyez, par exemple, Jérémie 33.17-22. La complète pénétration de toute l’existence par l’Esprit de Dieu n’a été réalisée sous l’ancienne alliance que d’une manière tout extérieure, par des préceptes réglant la vie de famille, la politique, le travail quotidien, les beaux-arts.

Dans les temps de l’Eglise, où nous sommes, l’Esprit agit d’une manière intérieure, cachée ; la tâche de l’Eglise est avant tout d’insister sur le renouvellement du coeur, laissant à chacun le soin de choisir la forme extérieure qui, selon les cas, peut paraître la plus propre à glorifier le Seigneur. Pendant le règne de mille ans, la forme sera la digne compagne du fond ; tous les domaines de l’activité humaine seront pénétrés et transformés par l’Esprit-Saint. A ce point de vue, pourquoi s’achopperait-on encore à la pensée de voir dans les derniers temps le sacerdoce d’Israël se conformer à la loi cérémoniale, et sa royauté à la loi civile et politique de Moïse ? L’Eglise de la gentilité qui ne dispose que de moyens d’action tout spirituels, tels que la Parole, n’a pu adopter de la loi du Sinaï que la partie morale.

Mais quand une nouvelle royauté et un sacerdoce nouveau se seront produits, alors, en dépit de l’épître aux Hébreux, la loi cérémoniale et la loi civile reprendront vie et déploieront tous leurs effets, dans le culte et dans toute l’organisation du vaste empire de Christ. Ce n’est qu’à cette condition qu’on peut se rendre un compte entièrement satisfaisant de cette parole du Seigneur : « Jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, il ne passera pas un seul iota et un seul trait de lettre de la loi 49. » (Matthieu 5.17 à 19.)

Maintenant, c’est l’ère de la prédication ; pendant le millénium, l’élément liturgique, qui suppose un auditoire de convertis, sera prépondérant dans le plus saint et le plus beau des cultes. Maintenant les meilleures constitutions ecclésiastiques ont toujours quelque chose de défectueux. Alors plus de tâtonnements ! D’ailleurs Israël ne glorifiera pas ainsi son Dieu et l’Eternel ne glorifiera pas ainsi son peuple, sans que le reste des hommes s’en aperçoivent. Plus besoin d’aller péniblement à la recherche des païens ! Ils viennent d’eux-mêmes, ils accourent, attirés par les riches bénédictions dont ils voient jouir les serviteurs de Dieu. Tout ce qu’ils désirent, c’est de pouvoir aussi servir ce Dieu de gloire ; ils sont fiers de pouvoir lui apporter leurs trésors les plus précieux. Dans l’ancienne alliance, les Juifs seuls avaient profité des bienfaits de la révélation ; avec la mort
du Seigneur, ce privilège avait passé aux gentils ; l’humanité avait donc toujours été divisée. Pendant le règne de mille ans, Juifs et gentils seront réunis et marcheront d’un commun accord à la lumière de l’Eternel ; l’humanité présentera enfin un aspect digne de son Créateur. (Comparez Romains 11.30-32.)

Alors prendront fin toutes les abominations, manifestes ou cachées, dont la vie des peuples aura été précédemment souillée ; alors en particulier, mais pas avant, cessera la guerre, cette verge dont maintenant les hommes semblent être contraints par une force mystérieuse de se frapper si cruellement les uns les autres ; la paix, une paix universelle, comblera les nations de ses bénédictions. La nature elle-même participera à cette grande fête ; le sol, inépuisablement fertile, produira en abondance des fruits plus exquis que jamais ; les animaux auront perdu leur férocité. Le ciel et la terre vivront dans la plus parfaite harmonie. Rien d’étonnant à de tels
changements : le diable sera enchaîné, banni de dessus la terre, incapable de nuire. Plus d’un trait dans la description de ces temps bienheureux nous rappelle les premiers siècles du monde, ces siècles où les perturbations cosmiques qui ont accompagné le déluge n’avaient pas encore affaibli la nature, ces siècles auxquels fait allusion saint Pierre lorsque, à propos des grandes transformations que la terre doit subir à la fin des temps, il parle de celles qu’elle a déjà subies une fois. (2Pierre 3.4 et suivants)

A cent ans on sera jeune (Esaïe 65.20 et suivants) ; les hommes vivront aussi longtemps que les arbres et, trait particulièrement touchant, ils pourront terminer l’oeuvre de leur vie et en jouir. La mort n’exerce son empire que dans la proportion où le péché exerce le sien ; on l’a vu au temps des patriarches ; on le verra dans les derniers temps, jusqu’à ce qu’en fin de compte, plus tard encore, le dernier ennemi soit lui-même complètement vaincu.

d) Passages qui concilient et résument les précédents.

Ce que les prophètes nous apprennent sur le glorieux avenir du peuple d’Israël se trouve expressément confirmé par plus d’un passage du Nouveau Testament. Et ces passages, nous ne les trouvons pas tant chez les apôtres de la circoncision, Jacques, Pierre ou Jean, que bien plutôt chez Paul et dans les discours du Seigneur, tels que nous les a rapportés, avec Matthieu, l’auteur du troisième évangile, qui était un disciple de Paul.

Le chapitre onzième de l’épître aux Romains est particulièrement précieux à cet égard. Après être remonté, dans la première partie de cette épître, à la période des patriarches et avoir montré, par l’exemple d’Abraham, l’égalité des Juifs et des païens sur le terrain de la foi qui justifie ; après avoir cherché, dans la seconde partie, depuis 5.12, à déterminer la valeur et l’importance de la loi, l’apôtre arrive, avec les chapitres 9, 10 et 11, à la troisième partie de son épître, où abondent les allusions à la prophétie, qui forme également la troisième phase de la révélation de l’ancienne alliance et dans laquelle il retrouve toutes les évolutions du règne de Dieu sur la terre, dans ses passages successifs des Juifs aux gentils et des gentils aux Juifs.

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Jeu 11 Fév - 6:34

En appuyant ainsi sur la parole prophétique de l’Ancien Testament ses propres prophéties concernant le rejet et la réconciliation d’Israël,
saint Paul les rend singulièrement lumineuses, et cette lumière rejaillit à son tour sur les prophéties de l’Ancien Testament, que nous autres chrétiens de la gentilité avons souvent tant de peine à comprendre. Grâce à Paul, nous savons d’une manière certaine que les prophéties de l’Ancien Testament relatives à la conversion d’Israël et à son retour dans son pays n’ont été pleinement accomplies ni par le retour de l’exil babylonien, ni par la fondation de l’Eglise. Lorsque la plénitude des nations sera entrée dans l’Eglise, que le temps des gentils (Luc 21.24) sera passé, alors tout Israël, c’est-à-dire Israël comme peuple, sera sauvé (Romains 11.25-26), ce qui ne sera pas un événement heureux pour Israël seulement, mais encore pour tous les peuples païens qui subsisteront encore et qui n’auront pas encore été convertis : « Car si leur chute a fait la richesse du monde, et leur réduction à un petit nombre, la richesse des gentils, que ne fera pas
la conversion de ce peuple entier ? Si leur réjection a été la réconciliation du monde, que sera leur appel, sinon une résurrection d’entre les morts? » (Romains 11.12-15.) L’apôtre, chez lequel l’amour pour ses frères selon la chair va de pair avec la connaissance la plus profonde des desseins de Dieu, passe par-dessus le temps des gentils sans s’y arrêter ; quelle qu’en doive être la durée, il ne s’en occupe pas ; il a hâte d’arriver à l’époque où Israël entrera en pleine possession du salut. Il est lui-même l’apôtre des gentils ; il a consacré toute sa vie à leur prêcher l’Evangile ; néanmoins le temps où les gentils doivent être l’élément prépondérant dans le royaume de Dieu et où les Juifs en seront exclus, n’est pour lui qu’un simple entr’acte.

Il sait et il proclame ici, avec un complet désintéressement, que les païens ne jouiront pleinement de tous les bienfaits de l’Evangile que
lorsque Israël occupera de nouveau la première place dans le royaume de Dieu.

Une résurrection, ou plus exactement, une vie d’entre les morts ! On a quelquefois entendu ceci de la résurrection des corps ; mais rien n’y oblige, ni dans l’expression elle-même ni dans le contexte. Il est vrai que c’est plus qu’une simple réconciliation ; la conversion des Juifs, coïncidant avec le retour du Seigneur qui en sera la cause déterminante, sera accompagnée d’une transformation profonde de toutes choses ici-bas ; des hauteurs qu’occupera le peuple de Dieu se répandra sur tous les autres peuples eux mêmes une vie nouvelle si abondante, si exubérante, que les siècles passés apparaîtront aux témoins de ce magnifique réveil comme une longue période de mort.

Paul emploie ici, pour désigner le changement immense qui s’opérera alors dans le monde, la même expression qu’il applique dans Romains 6.13 à la conversion des individus. (Voyez aussi Ephésiens 2.5 et Colossiens 2.13.) Maintenant il y a nouvelle naissance pour les âmes
croyantes ; alors il y aura nouvelle naissance pour les peuples et même pour le monde. Ce seront véritablement, comme le dit le Seigneur, des temps de palingénésie (Matthieu 19.28), ou, pour parler avec Pierre, de rafraîchissement (Actes 3.19-21), dans lesquels Dieu rétablira toutes les choses dont il a parlé dans les anciens temps par la bouche de ses saints prophètes. Remarquez que Pierre, dans ce passage, fait expressément dépendre de la conversion des Juifs l’avènement de ces temps de rafraîchissement et qu’il en fait coïncider le commencement avec l’apparition du Seigneur, tout autant de choses qu’après ce qui précède nous ne pouvons trouver que parfaitement
naturelles.

Tandis que Paul est amené par toute la teneur de sa lettre aux Romains à insister surtout sur le côté interne du relèvement des Juifs, Pierre, quand il parle du rétablissement de toutes choses, a surtout en vue le règne glorieux du peuple d’Israël sur la terre, et tel est aussi le sujet du dernier entretien des apôtres avec leur Maître. « Sera-ce dans ce temps que tu rétabliras 50 le royaume en faveur d’Israël ? » (tw >Israhl et non pas tou >Is-rahl), telle est la question que les apôtres tiennent le plus à adresser encore au Seigneur avant son départ. (Actes 1.6.) Admettrons-nous peut-être que les apôtres, quand ils parlent ainsi, partagent encore les grossiers préjugés de leur nation ? Ont-ils donc jusqu’à la fin mal compris leur Maître, qui vient de les entretenir pendant quarante jours de ce qui regarde le royaume de Dieu? (verset 3 ; Luc 24.44-45.) Non, la question des apôtres prouve au contraire que dans ses enseignements le Seigneur avait à peu près indifféremment employé les deux expressions de royaume de Dieu et de royaume d’Israël ; qu’il leur avait parlé de l’établissement d’une nouvelle théocratie juive, et que le seul point qu’il n’eût pas touché, c’était celui du temps et des moments. C’est sur ce point que porte tout le poids de la question ; le fait lui-même, ils ne le mettent nullement en doute ; ils le supposent connu et admis. C’est ce qui résulte également de la réponse du Seigneur au verset 7. Il ne dit nullement aux apôtres qu’ils nourrissent là des espérances chimériques. Le royaume d’Israël sera rétabli. Seulement, il faut consentir à ignorer la date de cet événement ; ce n’est pas d’un royaume qu’il s’agit pour le moment, mais d’une simple Eglise. (verset 8.)

Avant la gloire, le Saint-Esprit et son action cachée ! Avant le règne (basileia), l’humble et fidèle prédication des témoins de Christ ! Mais l’heure de la gloire sonnera ; le royaume s’établira ; les choses invisibles deviendront visibles. « Ce Jésus, qui a été enlevé d’avec vous dans le ciel, en reviendra de la même manière (åutwc ån tropon) que vous l’y avez vu monter. » (verset 11.)


A suivre

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Ven 12 Fév - 11:29

Pendant que l’Evangile pénétrera jusqu’aux extrémités de la terre chez tous les peuples païens (Actes 1.8), qu’adviendra-t-il d’Israël ? Israël subsistera.

« Cette race, déclare le Seigneur, ne passera pas jusqu’à ce que toutes ces choses arrivent. » (Matthieu 24.34.) Cette parole a été souvent mal comprise. Presque toujours, dans ce passage, on a rendu le mot par génération. Mais genea peut fort bien signifier race, peuple, et c’est ainsi qu’on le traduit dans Matthieu 12.45. D’ailleurs dans Luc 21.32 le sens de génération est impossible : au verset 24, le Seigneur a parlé des temps des gentils, pluriel qui indique une durée assez longue, plus longue, en tout cas, que ne l’est la moyenne de la vie humaine ; comment donc au verset pourrait-il affirmer que la génération présente subsistera encore alors que les temps des gentils auront pris fin ? Pour en revenir à Matthieu 24.34, voici comment nous comprenons ce passage : « Apprenez ceci par la similitude du figuier, » vient de dire le Seigneur ; or, à mesure qu’il parle ainsi, sa pensée se porte sur le peuple juif, qu’il a lui-même à plus d’une reprise comparé à un figuier, et, cherchant une preuve de l’éternelle valeur de ses paroles (verset 35), il la trouve chez les Juifs, et il annonce que ce peuple, partout dispersé à cause de son incrédulité, ne périra cependant pas, mais qu’il subsistera à travers tous les temps des gentils. (Luc 21.24.)

Impossible qu’Israël passe ; impossible que passent mes paroles ! L’expression est la même dans les deux versets. (versets 34 et 35, pareljein.) Ainsi donc Israël existant malgré tout, voilà la preuve vivante de la vérité de la prophétie et en même temps le gage de son accomplissement final.

Il nous reste à parler de la promesse que le Seigneur fait à plus d’une reprise aux apôtres quand il leur dit que, dans le renouvellement, lorsque le Fils de l’homme entrera dans son règne, ils auront, en récompense de leur persévérante fidélité, l’honneur de juger et de gouverner les douze tribus d’Israël : « Vous qui m’avez suivi, qui avez persévéré avec moi dans.mes épreuves, vous serez assis sur douze trônes. » (Luc 22.28-30 ; Matthieu 19.28.) C’est là un des passages les plus propres à nous montrer comment peuvent s’accorder les données respectives de l’Ancien et du Nouveau Testament sur le règne de mille ans. Les douze apôtres font naturellement partie de l’Eglise glorifiée, tandis que les douze tribus, qu’ils gouvernent, sont encore sur la terre. Le royaume de Dieu sur la terre communiquera
donc avec la partie céleste de ce royaume, mais la terre sera toujours vis-à-vis du ciel dans un rapport de dépendance. Trois, le nombre divin, multiplié par quatre, le nombre humain, donne douze, qui est le nombre de l’Eglise glorifiée. Dans le règne de mille ans, les douze tribus avec leurs 144 000 élus, – 12 000 de chacune des tribus, – seront en quelque sorte les cadres de la grande armée des gentils qui viendront se ranger en foule sous les drapeaux de Christ ; mais les douze tribus auront pour chefs les douze apôtres. L’Eglise céleste et l’Eglise terrestre ne seront pas encore confondues, mais elles auront l’une avec l’autre des relations fréquentes. Ce ne sera que plus tard, après le jugement dernier, que toute barrière sera abattue, alors que les cieux et la terre auront été renouvelés et que la nouvelle
Jérusalem sera descendue du ciel.

Tel est le lointain avenir qui se découvre aux yeux de saint Jean dans les deux derniers chapitres de l’Apocalypse. Le regard des prophètes de l’ancienne alliance ne portait pas jusque-là : du moins ne distinguaient-ils pas encore, comme le fait saint Jean, le règne de mille ans de l’éternité. Esaïe parle déjà, il est vrai, d’une terre nouvelle et de nouveaux cieux (65.17 ; 66.22) ; mais le contexte montre qu’il entendait par là le règne de mille ans, illuminé à ses yeux d’un reflet de l’éternité. On en peut dire autant du règne éternel en possession duquel Daniel voit entrer le Fils de l’homme et ses saints. Si nous voulions étudier les dernières visions de saint Jean et en dégager le tableau de ce complet et définitif renouvellement de toutes choses, nous verrions que l’éternité ne commencera, comme le millénium, qu’après une nouvelle révolte et un nouveau jugement. (Gog et Magog et le jugement dernier, Apocalypse 20.7, 15.) Mais nous ne voulons pas sortir du cadre que nous nous sommes tracé. Plus que quelques remarques.

Le règne de mille ans n’est donc pas la phase suprême du règne de Dieu ; même alors la terre et la partie de l’humanité qui vivra encore dans des corps de chair seront plus ou moins séparées du ciel et de l’humanité glorifiée ; même alors il pourra se produire une grande révolte contre Dieu. C’est un règne ; c’est quelque chose de bien supérieur à l’Eglise ; mais toutes choses ne sont point encore faites nouvelles. C’est un temps de repos après la lutte, mais ce n’est pas encore l’accomplissement final.

Faisons quelques pas en arrière, comme on s’éloigne d’un tableau qu’on veut mieux comprendre : peut-être une vue d’ensemble sur ce qui précède le règne de mille ans et sur ce qui le suit nous aidera-t-elle à en mieux saisir les caractères distinctifs. La nature, l’histoire et la révélation proprement dite, tels sont les trois grands domaines dans lesquels Dieu se manifeste. A un certain point de vue, les deux premiers font partie du troisième, car la révélation commence par se servir des choses visibles pour parler à une humanité encore toute jeune, et plus tard elle parle par l’histoire. La révélation de Dieu par la nature dans les temps primitifs se subdivise à son tour en trois parties : dans le paradis, la nature révèle un Dieu qui se plaît à bénir ; après la chute, un Dieu qui sait faire sentir son déplaisir ; lors du déluge, un Dieu qui peut détruire. C’est à l’occasion d’un fruit que l’homme, est appelé à choisir entre le bien et le mal ; un serpent qui a la tête écrasée, voilà le salut ; le châtiment du péché porte sur les deux conditions indispensables de toute existence physique, l’enfantement pour la femme, l’alimentation pour l’homme ; un arc-en-ciel, voilà le signe du bon vouloir de Dieu envers l’humanité ! Mais au lieu de se laisser conduire par la nature visible au Dieu invisible, l’homme déifie la nature et tombe dans l’idolâtrie ; c’est pourquoi Dieu inaugure avec Abraham une ère de révélations nouvelles et supérieures, la révélation par l’histoire. La révélation primitive s’adressait à tous les hommes, car tous les hommes ont part aux biens et aux maux naturels. Après le déluge, au contraire, il se forme plusieurs peuples, qui ont tous leur histoire et parmi lesquels Dieu choisit un peuple particulier qu’il crée et développe à son gré, en sorte que l’histoire d’Israël constitue à elle seule la seconde période de la révélation. Ici la religion pénètre tous les domaines de la vie nationale ; l’Etat est absorbé par la théocratie, l’art par le culte, la littérature par l’Ecriture sainte. Tout est extérieurement sanctifié, mais il n’est point encore question de régénération. Il n’y aura nouvelle naissance que lorsque aura eu lieu la révélation suprême, lorsque Dieu, cessant de se manifester par la nature et par l’histoire, aura pénétré lui-même dans l’humanité en la personne de l’Homme-Dieu. En Jésus-Christ la vie de Dieu est communiquée au monde d’une manière essentielle, réelle ; impossible de rien faire de plus ; la révélation est maintenant
arrivée à son terme. La seule chose qui reste à attendre encore, c’est que cette vie divine passe, de Christ et par Christ, au monde entier, jusqu’à ce que Dieu soit tout en tous.

A suivre

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Re: Le prophète Daniel et l'Apocalypse de Jean

Message  debora le Sam 13 Fév - 7:16

C’est là ce qui se fait de nouveau en trois périodes, qui se succèdent dans l’ordre inverse de celui que nous avons remarqué plus haut.

D’abord la période de l’Eglise, où la vie de l’Esprit se manifeste d’une manière tout intérieure et ne modifie encore essentiellement ni la marche de l’histoire ni celle de la nature. Puis vient le millénium, où la vie de Christ cesse d’être cachée (Colossiens 3.3-4) et pénètre puissamment l’histoire, tous les rapports sociaux, l’Etat, les arts, la civilisation. Enfin, avec les cieux nouveaux et la terre nouvelle, la vie de Dieu gagnera et transformera la nature elle même.

Ainsi donc le millénium répond dans l’avenir à ce qu’a été dans le passé la période des Israélites ; il verra s’accomplir spirituellement, réellement et chez tous les peuples ce que Moïse avait établi chez un seul peuple d’une manière extérieure et à force d’ordonnances. Voilà ce qui peut nous expliquer pourquoi, pendant le règne de mille ans, Israël se retrouvera à la tête de l’humanité et pourquoi c’est de cette période-là que s’occupent presque exclusivement les prophètes de l’Ancien Testament, tandis qu’ils passent par-dessus les temps des gentils sans en presque rien dire. Ils sont avant tout prophètes d’Israël, et la période de l’Eglise n’a d’importance à leurs yeux que parce qu’elle correspond à celle de leur dispersion parmi les gentils.


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